Vivaldi. Magnificat

Un concert créé en mars 2019 dans le cadre de Mars en Baroque.

Chef-d’œuvres, donc. Incontournable.
Un programme idéal pour les amateurs de chant choral punchy par des interprètes de premier plan ! 

1re partie
Antonio Vivaldi (1678-1741)
Magnificat (RV.611)
pour choeur, corde  et basse continue
Concerto pour 2 violons et violoncelle (RV. 514, extrait de l’Estro Armonico)

Antonio Caldara (1670-1736)
Crucifixus
à 16 voix solistes et basse continue

Maddalena ai piedi di Cristo
(extraits) : Sinfonia
Per il mar del pianto mio
(Peccaverunt, motet à voix d’hommes)
In lagrime stemprato

2e partie
Antonio Vivaldi
Sinfonia al Santo Sepolcro (RV. 169)

Antonio Caldara
Missa Dolorosa
pour soli, choeur, cordes et basse continue 


Ce programme a été construit sur un point commun méconnu qui unit Antonio Caldara (1670-1736) et Antonio Vivaldi (1678-1741) : ils sont tous deux nés à Venise et morts à Vienne. 

Caldara voyage beaucoup… Rome, Madrid. En 1717, il est nommé second Kapellmeister de l’empereur Charles VI à Vienne où il demeure jusqu’à sa mort. Dans ses oeuvres religieuses, on trouve une magnifique synthèse des styles de son époque : stricte écriture contrapuntique a cappella, tradition vénitienne de la polychoralité (dans l’admirable Crucifixus, à seize voix), oppositions d’airs gracieux ou émouvants pour solistes et choeurs puissants (Missa dolorosa). Ces qualités contribuèrent à sa renommée : Haydn et Beethoven lui vouaient une grande admiration.

Vivaldi, bien que prêtre, n’était pas en charge de la musique d’église, mais uniquement instrumentale. Côté œuvres vocales, il composa de nombreux opéras (certains ayant été perdus), et quelques messes et motets. Les rares œuvres qu’on lui connaît ont été probablement écrites à l’occasion de remplacements effectués lorsque le poste de directeur du chœur du conservatoire de la Pièta était vacant. Le Magnificat fait partie du lot.

Il existe 4 versions différentes du magnificat. Nous donnerons ici la dernière à avoir vu le jour, à savoir le RV 611. Les autres sont référencées RV 610, 610a et 610b. Les RV 610 se distinguent très légèrement par l’instrumentation ou le nombre de chœurs (2 à partir de la RV 610a, chacun doté d’un orchestre). La RV 611 en revanche, ne conserve que les chœurs du RV 610 et se dote de nouveaux airs. On estime la date de composition de ces nouveaux airs, d’après leur style, à la fin des années 1720.

L’œuvre débute sur un magistral « Ma-gni-fi-cat » et immédiatement c’est le choc, l’apothéose. Le reste de l’œuvre, les airs en particulier, est particulièrement enjoué. Les violons et leurs trilles viennent nous rappeler régulièrement l’origine ensoleillée de ce chef-d’œuvre.
Les éléments et Concerto Soave livrent dans ce programme quelques-unes des plus belles pièces sacrées des deux “Antonio” aux styles concertants inimitables.