Salve Regina, Pergolesi

De la terre au ciel

 

Alessandro Scarlatti (1660-1725)
L’Arianna H.242 Ebra d’amor fuggia

Georg Friedrich Haendel (1685-1759)
Extraits de la Resurrezione
“Se Maria spera”, recitativo
“Ho un non so che nel cor”, aria di Maddalena
“Risorga il Mondo”, aria del’Angelo

Giovanni Battista Draghi, dit Pergolesi (1710-1736)
Salve Regina en Ut mineur

« De la Terre au Ciel... », ce programme illustre par des œuvres profanes et sacrées la fascination pour la réssurection.

La vie musicale à Rome aux alentours de 1700 fut une des plus brillantes d’Europe. Les grands compositeurs italiens et étrangers se retrouvaient dans la cité papale, échangeant leurs œuvres et leurs idées, leurs nouveautés aussi. Chez le prince Ruspoli, par exemple, se croisèrent deux des plus grands génies musicaux du moment  : Alessandro Scarlatti et un jeune saxon promis à un bel avenir, Georg Friedrich Haendel. Ce dernier composa pour le prince ses premiers grands chefs-d’œuvre, comme l’oratorio La Resurrezione.

Il était effectivement de mise, dans les oratorios romains, de livrer une mise en musique des grandes thématiques de l’Ancien et du Nouveau Testaments. Un des ces thèmes était la vie après la mort, la résurrection et l’ascension au Ciel.

La cantate d’Alessandro Scarlatti, raconte l’histoire d’Ariane emmenée au ciel par Bacchus. Le Salve Regina implore l’intercession de Marie confrontée à la douleur de la perte de son fils, mais promise à la première place au Ciel, place que lui offrira son fils ressuscité. Madeleine, au destin éternellement fixé entre « la Terre et le Ciel », pressent cette résurrection, qui sera enfin confirmée par l’Ange, dans une ultime vision du Monde et du Ciel unis dans une liesse universelle. 

Les compositeurs ont mis tout leur génie, immense, dans ces œuvres que Maria Cristina Kiehr irradie de son timbre incarné et céleste.